Jamais sans mes vacances !

A l’heure où je rédige ce nouvel article, le monde entier attend avec anxiété la nouvelle vague de la pandémie de Coronavirus.
En effet, face à la recrudescence du nombre de cas, le spectre du reconfinement nous guette tous, et le Maroc ne fait pas exception.

Rendez-vous compte: en mars dernier, alors que nous nous apprêtions à rester cloîtré chez soi pour plusieurs semaines, le nombre de nouveaux cas positifs au COVID-19 se comptait sur les doigts des deux mains tout au plus. Une dizaine, voir une quinzaine de cas par jour étaient alors déclarés, et nous en étions tous effarés.

Sortir dans la rue relevait du parcours du combattant, tant nous avions tous peur d’attraper le virus!

Et chaque soir, nous attendions presque avec impatience le fameux décompte macabre mais néanmoins officiel des autorités sanitaires. Souvenez-vous, dans les meilleurs jours, à peine une dizaine de nouveaux cas étaient alors annoncés, mais c’était déjà beaucoup trop pour un Maroc qui avait brillé pour son exemplarité dans la gestion de la crise sanitaire.

Mais ça, c’était avant.

Et ainsi, quelques mois plus tard, le contexte a bien changé. Aujourd’hui, après avoir été déconfinés et à cause de l’insouciance, que dis-je, de l’inconscience de la plus grande partie des marocains, les chiffres annoncés ne sont plus les mêmes et nous jouons maintenant dans la cours des grands, sauf qu’il n’y a pas de quoi s’en vanter. Entre fin juillet et début Août 2020, le nombre quotidien de nouveaux cas au Maroc est – tenez-vous bien – à 3 chiffres, sinon 4. Aujourd’hui, nous avons en moyenne 600 nouveaux cas par jour, et glorieusement, ce chiffre à dépassé les 1000 à deux reprises. Pourtant, les marocains sortent dans la rue presque comme si de rien n’était, et seul le masque de protection est là pour nous rappeler la présence sournoise du virus.

Alors bien sûr, il faut que la vie reprenne, que les chanceux qui ont encore un travail y retournent, que l’économie, déjà si mal en point, redémarre. C’est impératif, nécessaire et obligatoire. Par contre, ce qui l’est certainement moins, c’est de naïvement croire que nous pouvons tout faire comme avant, en oubliant les gestes barrières les plus simples. C’est d’avoir voulu fêter l’Aîd El Kebir coûte que coûte cette année, au mépris de tous les risques potentiels (je ne l’ai exceptionnellement pas fêté par mesure de sécurité). C’est de vouloir voyager comme bon il nous semble à l’intérieur du pays (je reste exceptionnellement chez moi cet été). C’est de vouloir partir en vacances, absolument, comme si le monde allait s’arrêter dans le cas contraire (exceptionnellement, je ne pars pas en vacances cette année).

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, non seulement pour ma sécurité et pour celle de mes proches, mais aussi pour celle d’autrui, que je pourrais contaminer sans le savoir.

Chers marocains, chers compatriotes, chers frères et soeurs, j’en appelle à votre amour pour votre pays. Pourquoi est-il si difficile de s’astreindre, pour sa propre sécurité et celle de son pays, à limiter ses déplacements en cette période estivale ? Pourquoi ne pas faire preuve d’exemplarité, de responsabilité citoyenne et de respecter les instructions de votre patrie?

Inchallah, nous partirons bientôt tous en vacances, quand le moment sera venu et que le virus sera derrière nous. Mais pour l’instant, il faut savoir raison garder, et agir en marocain responsable et intelligent.

 

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